Parce que East Cape, c’était un des derniers endroits qu’on n’avait pas fait en Nouvelle-Zélande, parce que tout le monde nous disait que c’était magnifique, et parce que Met Service nous annonce trois beaux soleils, on prend la voiture de Callum (et Callum !), quatre frenchies (Dédé, Clacla, Boubou, Lulu), les sacs à dos, le Petit Futé, les cookies, les TimTam et c’est parti. La route s’annonce longue mais très belle, et on n’a même pas trois jours, on doit être de retour lundi à 15h30 !


On prend d’abord la route pour Napier, et dans la voiture, ça comate sacrément. “Vous avez fait quoi hier soir, les filles ?”
La route entre Napier et Gisborne est magnifique et on commence à se réveiller. Les classiques chansons de rocks anglais nous donnent la pêche et la vue sur la côte est incroyable. On s’arrête pique-niquer au bord d’un ptit lac perdu au milieu de nul part, très champêtre ! Ya juste un car de retraités randonneurs qui nous ont piqué la petite cabane en face du lac où on pouvait pique-niquer !




On arrive ensuite à Gisborne où grâce à la super liste de courses de Marie, on fait le shopping en une demi-heure top chrono, et on appelle Brian. Brian, c’est le propriétaire du petit backpacker paradisiaque dans lequel on passe la première nuit. On arrive de nuit, car la route est longue et on s’arrête pour voir le plus long ponton de l’hémisphère Sud (660 mètres, rien que ça !). Brian n’est pas là mais le feu est allumé dans la cheminée et le chat de la maison nous attend, nous et nos pâtes carbonara. Les chambres sont cosy, en mezzanine avec vue sur la mer, on verra ça demain matin. L’apéro chips salt & vinegar-gewurtztraminer est magique et nos deux alsaciennes sont ravies. On se cuisine une délicieuse sauce carbonara maison, nouvelle recette à la viande de porc et on apprend à Callum à jouer au Jungle Speed.


Clacla essaie d'éduquer le chat...

Le lendemain, on se réveille à 7h30 (ouch ! pas facile pour tout le monde), on voit la mer par la fenêtre depuis le lit ! On se prend un petit déjeuner royal mais au moment de partir, we’ve got a problem : WHERE IS BRIAN ? Not in the kitchen, en tous cas. Heureusement, on appelle Brian et il arrive, il a une bonne tête de fermier kiwi, on lui donne ses sous en le complimentant sur son backpacker, et on repart sur la route. 
Au programme, le tour de East Cape en une journée ! La route serpente entre les collines vertes, avec vue sur la mer, et la route de bord de mer qui va jusqu’à East Cape est tout simplement magnifique : les vaches, les bébés veaux, les petits cochons et les moutons sont partout, à deux pas de nous et à trois pas de la mer. L’effort physique du jour consiste en la montée des 950 marches pour arriver au phare. La vue du haut est superbe (mais bon, forcément, le soleil se cache juste pour les photos…)





On repart ensuite, on s’arrête à côté d’une petite église anglicane où on mange dans la voiture car il fait froid. On voit aussi une église Maorie magnifique, et le monsieur Maori nous dit : “Hello, welcome to our church, you can have a look and if you want to give a donation, ay, the box is just around the corner…”. “Yeah, right… merci pour ta sympathie”. Oui, East Cape, c’est la région Maorie de Nouvelle-Zélande. Dans chaque village, il y a des maisons maories, des églises maories et aussi plein de Maoris !



On continue notre tour, jusqu’à Opitiki, puis on prend une route sympa le long de gorges pour rentrer jusqu’à Gisborne : la boucle est bouclée !




White Island, une île volcanique au large
A Gisborne, on dort dans le pire backpacker de Nouvelle-Zélande : une grande maison, ancien couvent, froid, qui pue la friture et le moisi. Une sorcière/nonne/on ne sait pas trop nous accueille avec son air glacial et sa cape trainant derrière elle… Une cuisine sans couverts et assiettes, parce que les gens les volent. Des toilettes sans lumière. Du coup, on prend peur, on part à la recherche du pub ouvert le dimanche soir dans Gisborne pour s’offrir des bonnes wedges : les wedges, c’est comme les potatos de Mc Do, mais en meilleur, et les kiwis les mangent tous avec de la sour cream (comme de la crème fraîche, sauf que quand tu la mets dans une quiche ou dans un plat, elle se mélange pas, elle fait des bouts !) et du sweet chili. On rentre ensuite au backpacker, et on s’enferme dans notre chambre parce qu’on a peur des fantômes !
Le lendemain, lever aux aurores : à 6h30, le réveil sonne (re ouch !). On refait la route Gisborne-Palmy, en prenant le temps de s’arrêter de nouveau au lac, et surtout, à u super petit café, bleu au toit orange, au milieu des moutons, pour une traditionnelle pause carrot cake/capuccino. Le comité officiel d’évaluation des cafés Néo-Zélandais composé de trois membres (dont une rentrée en France, snif) amatrices de bonne mousse (froth, le mot du week-end !) de capuccinno dans des endroits paradisiaques l’élit number one de Nouvelle-Zélande ! (Soso, t’es d’accord pour le vote ?)


Les collines vertes, les moutons, c'est ça l'île du Nord !

On longe les Rangers enneigées, c’est toujours aussi beau et on s’arrête aussi à Woodville, juste avant Palmy, pour enfin essayer les Yummy mummy’s cheese cakes. Yuuummmmm !
Ce week-end, on a fait le tour de East Cape en deux jours et demis :
c’était un peu la course mais ça valait vraiment le coup !

Nos amis de Met Service nous prédisent un super soleil sans nuage pour vendredi. Nous, on fait ni une, ni deux, on prend un jour de congé et on lance comme ça, au hasard d’une conversation, à Erich, un autrichien amoureux de la montagne, que ce vendredi, on va prendre un guide et grimper au sommet. Et lui, oh tiens, comme c’est gentil, il nous propose de nous accompagner : il n’a pas son diplôme du guide mais il y est déjà monté 6 fois, il irait à notre rythme et nous fournirait plein de petits conseils avisés. YES !





Ensuite, on doit encore marcher trois bons quarts d’heure sur le plateau, une énorme étendue neigeuse interminable (mais plate !) au sommet pour avoir enfin notre récompense : là, juste devant nos yeux, le Crater Lake ! Comme on a trop de la chance, il n’y a pas un poil de vent, ce qui nous permet de se régaler avec notre super traditionnel pique-nique : sandwich jambon/laitue/cottage cheese tartiné au sommet (ou presque) du plus haut volcan de l’île du Nord, s’il vous plait ! Avec en bonus, le partage d’une bière Summit au sommet !!!



























Quand à Palmy, il pleut et quand nos amis de Met Service annoncent une météo pourrie, il faut chercher sur la carte des prévisions du week-end, le soleil caché derrière les nuages et les gouttes, croiser les doigts et foncer !













Décidemment, avec Marie, on est d’accord : le Tongariro National Park fait partie de notre TOP 3 de Nouvelle-Zélande : ces montagnes, on les aime !




















- Aller voir une course de chevaux à l’hippodrome de Palmy avec des badges VIP dégotés par Sophie : passer une heure à comprendre comment ça marche, ça veut dire quoi les panneaux avec les numéros des chevaux et les chiffres en dessous… Parier pour de faux pour s’entrainer et gagner puis parier pour de vrai pour essayer de gagner et … perdre ! User de nos plus beaux sourires pour demander à un gentil monsieur de nous rammener en ville, parce que l’hippodrome, il est complètement à l’extérieur de la ville : le monsieur, il dit qu’il a joué le figurant guerrier dans le seigneur des anneaux, whaou, on a rencontré une star !
- Finir enfin dans notre pub irlandais préféré, pour encourager tous ensemble l’équipe de France de Rugby. Oui, ça fait deux semaines que tout le monde ne parle que de ça, “alors les français, prêts à perdre ?” alors nous, on rameute toute la bande de Frenchies, quelques internationaux convertis à notre cause, quelques kiwis qui font semblant de ne pas nous connaitre et on chante la marseillaise au pub. On essaie d’apprendre les règles de base et quelques noms de joueur (mais à nos yeux, il n’y a que Chabal, le “cave man”, comme ils disent ici) et on réalise que… oui oui, le score dans le coin en haut à droite de l’écran, il dit que c’est nous qui gagnons !! Les kiwis sont dépités, et nous, on est contents 











Un bon pique-nique et une séance photo laborieuse plus tard (halala, les INA…), on quitte le Coromandel (déjà ;-() pour rouler jusqu’à Hamilton où nous sommes censées dormir dans un backpacker. Mais c’était sans compter une invitation surprise : mon ancien colloc, Aedan, nous invite à dormir chez lui, tout prêt de Hamilton. Les parents d’Aedan sont des riches agriculteurs de Nouvelle-Zélande, ils ont aussi des fermes au Pérou et ils nous reçoivent comme des reines dans une maison digne d’un château. Le papa est écossais, il fait déguster à Sophie des très bons whiskeys. On nous sert du fromage, du vin (ha le bon riesling, hein Marie ?!), on discute avec cette famille géniale jusqu’à minuit et on dort chacune dans une chambre chauffée et confortable. Par tirage au sort, je gagne le lit King size, et je dors littéralement écrasée sous 2kg de couette ultra-moelleuse. Royal !


On pousse jusqu’à de nouvelles chutes d’eau, les chutes du voile de la mariée puis on admire le coucher de soleil sur les collines de hobbits de l’île du Nord. Il est 17h, on a encore 5h de route pour rentrer à Palmy.
.. Oups !













Pour se réchauffer et se sécher, rien de tel qu’un bon ptit cappucino (again) à Rotorua. Puis on reprend la route direction Palmy. Mais pour ne pas faire la route d’une traite, nous nous arrêtons à Taupo pour une super baignade dans de l’eau chaude naturelle : c’est un petit ruisseau brulant qui se jette dans une rivière froide. On y reste une heure… Royal !!

et on décide de finir l’après-midi par une dégustation de vin local : les vendeuses sont hyper bavardes, elles nous tiennent la jambe pendant une heure et demie pour nous parler de leurs voyages en France, “haaa le pays de la gastronomie et des beaux batiments”… au moins, on ne culpabilise pas de ne rien acheter en partant, on les a rendues heureuses avec nos accents frenchies. Nous finissons la journée sur la plage de Napier, à se rouler dans les cailloux et à retomber en enfance, oui, nous sommes trois grandes gamines et nous assumons !




Au loin, on apercoit le Taranaki. 







Bon, allez, la prochaine fois, promis, on chausse les crampons et on grimpe au sommet ! Parce que nos photos sont superbes (merci Yvan !), mais quand on a vu les photos prises par les autres du sommet du Ruapehu, on était un peu vertes quand même !