31 juillet 2009

East Cape : check !

Parce que East Cape, c’était un des derniers endroits qu’on n’avait pas fait en Nouvelle-Zélande, parce que tout le monde nous disait que c’était magnifique, et parce que Met Service nous annonce trois beaux soleils, on prend la voiture de Callum (et Callum !), quatre frenchies (Dédé, Clacla, Boubou, Lulu), les sacs à dos, le Petit Futé, les cookies, les TimTam et c’est parti. La route s’annonce longue mais très belle, et on n’a même pas trois jours, on doit être de retour lundi à 15h30 ! 

east cape (21)

east cape (313)

On prend d’abord la route pour Napier, et dans la voiture, ça comate sacrément. “Vous avez fait quoi hier soir, les filles ?”

 

 

 

La route entre Napier et Gisborne est magnifique et on commence à se réveiller. Les classiques chansons de rocks anglais nous donnent la pêche et la vue sur la côte est incroyable. On s’arrête pique-niquer au bord d’un ptit lac perdu au milieu de nul part, très champêtre ! Ya juste un car de retraités randonneurs qui nous ont piqué la petite cabane en face du lac où on pouvait pique-niquer !

east capeeast cape (8)east cape (16)east cape (12)

 

 

 

 

 

 

On arrive ensuite à Gisborne où grâce à la super liste de courses de Marie, on fait le shopping en une demi-heure top chrono, et on appelle Brian. Brian, c’est le propriétaire du petit backpacker paradisiaque dans lequel on passe la première nuit. On arrive de nuit, car la route est longue et on s’arrête pour voir le plus long ponton de l’hémisphère Sud (660 mètres, rien que ça !). Brian n’est pas là mais le feu est allumé dans la cheminée et le chat de la maison nous attend, nous et nos pâtes carbonara. Les chambres sont cosy, en mezzanine avec vue sur la mer, on verra ça demain matin. L’apéro chips salt & vinegar-gewurtztraminer est magique et nos deux alsaciennes sont ravies. On se cuisine une délicieuse sauce carbonara maison, nouvelle recette à la viande de porc et on apprend à Callum à jouer au Jungle Speed.

East cape (24)

Clacla essaie d'éduquer le chat...

Clacla essaie d'éduquer le chat...

 

 

 

east cape (46)east cape (60)Le lendemain, on se réveille à 7h30 (ouch ! pas facile pour tout le monde), on voit la mer par la fenêtre depuis le lit ! On se prend un petit déjeuner royal  mais au moment de partir, we’ve got a problem : WHERE IS BRIAN ? Not in the kitchen, en tous cas. Heureusement, on appelle Brian et il arrive, il a une bonne tête de fermier kiwi, on lui donne ses sous en le complimentant sur son backpacker, et on repart sur la route. east cape (112)

Au programme, le tour de East Cape en une journée ! La route serpente entre les collines vertes, avec vue sur la mer, et la route de bord de mer qui va jusqu’à East Cape est tout simplement magnifique : les vaches, les bébés veaux, les petits cochons et les moutons sont partout, à deux pas de nous et à trois pas de la mer. L’effort physique du jour consiste en la montée des 950 marches pour arriver au phare. La vue du haut est superbe (mais bon, forcément, le soleil se cache juste pour les photos…)

East cape (109)east cape (214)east cape (240)east cape (90)East cape (92)

 

East cape (137)On repart ensuite, on s’arrête à côté d’une petite église anglicane où on mange dans la voiture car il fait froid. On voit aussi une église Maorie magnifique, et le monsieur Maori nous dit : “Hello, welcome to our church, you can have a look and if you want to give a donation, ay, the box is just around the corner…”. “Yeah, right… merci pour ta sympathie”. Oui, East Cape, c’est la région Maorie de Nouvelle-Zélande. Dans chaque village, il y a des maisons maories, des églises maories et aussi plein de Maoris !

East cape (164)

East cape (61)East cape (69)

 

 

 

 

 

 

On continue notre tour, jusqu’à Opitiki, puis on prend une route sympa le long de gorges pour rentrer jusqu’à Gisborne : la boucle est bouclée !

East cape (168)

East cape (184)

 

 

 

 

 

 

East cape (195)

East cape (182)

White Island, une île volcanique au large

 

 

 

 

 

 

 

 

East cape (207)A Gisborne, on dort dans le pire backpacker de Nouvelle-Zélande : une grande maison, ancien couvent, froid, qui pue la friture et le moisi. Une sorcière/nonne/on ne sait pas trop nous accueille avec son air glacial et sa cape trainant derrière elle… Une cuisine sans couverts et assiettes, parce que les gens les volent. Des toilettes sans lumière. Du coup, on prend peur, on part à la recherche du pub ouvert le dimanche soir dans Gisborne pour s’offrir des bonnes wedges : les wedges, c’est comme les potatos de Mc Do, mais en meilleur, et les kiwis les mangent tous avec de la sour cream (comme de la crème fraîche, sauf que quand tu la mets dans une quiche ou dans un plat, elle se mélange pas, elle fait des bouts !) et du sweet chili. On rentre ensuite au backpacker, et on s’enferme dans notre chambre parce qu’on a peur des fantômes !

Le lendemain, lever aux aurores : à 6h30, le réveil sonne (re ouch !). On refait la route Gisborne-Palmy, en prenant le temps de s’arrêter de nouveau au lac, et surtout, à u super petit café, bleu au toit orange, au milieu des moutons, pour une traditionnelle pause carrot cake/capuccino. Le comité officiel d’évaluation des cafés Néo-Zélandais composé de trois membres (dont une rentrée en France, snif) amatrices de bonne mousse (froth, le mot du week-end !) de capuccinno dans des endroits paradisiaques l’élit number one de Nouvelle-Zélande ! (Soso, t’es d’accord pour le vote ?)

East cape (231)

East cape (218)

Les collines vertes, les moutons, c'est ça l'île du Nord !

 

 

 

 

 

 

East cape (237)

On longe les Rangers enneigées, c’est toujours aussi beau et on s’arrête aussi à Woodville, juste avant Palmy, pour enfin essayer les Yummy mummy’s cheese cakes. Yuuummmmm !

 

 

 

 

Ce week-end, on a fait le tour de East Cape en deux jours et demis :
c’était un peu la course mais ça valait vraiment le coup !

East cape (83)

21 juillet 2009

Destination : Crater Lake !

Cette fois-ci, c’est la bonne : nous allons grimper en haut du Ruapehu !
Tout est réuni pour que cette fois-ci, il n’y ait pas de sentiment d’échec.

soleilNos amis de Met Service nous prédisent un super soleil sans nuage pour vendredi. Nous, on fait ni une, ni deux, on prend un jour de congé et on lance comme ça, au hasard d’une conversation, à Erich, un autrichien amoureux de la montagne, que ce vendredi, on va prendre un guide et grimper au sommet. Et lui, oh tiens,  comme c’est gentil, il nous propose de nous accompagner : il n’a pas son diplôme du guide mais il y est déjà monté 6 fois, il irait à notre rythme et nous fournirait plein de petits conseils avisés. YES !

Après une centaine de mails échangés sur quand on part, où on dort, qu’est-ce qu’on mange, combien de pulls on prend et un passage au club alpin pour récupérer quatre paires de crampons et quatres piolets, on charge la voiture d’Erich et on part jeudi soir direction les volcans !

IMGP7373

Un pneu crevé et un sauvetage par les flics plus tard (oui, le pneu a explosé, la roue de secours était dégonflée mais le gentil policier, il nous a dit : “hé, les filles, restez dans la voiture, moi je vais aller à la station service gonfler le pneu et vous changer tout ça… nous, on était bien contentes mais on se sentait un peu criminelles à trois serrées à l’arrière de la voiture), on arrive au backpacker : un bon plat de pâtes et au lit ! Une grosse journée nous attend. Euh, au fait, au lit, on y était après quelques 15 aller-retours dortoirs-sacs-salle de bain-cuisine pour trouver les chargeurs d’appareil photo pas chargés, les brosses à dents, les sacs plastique,etc,  au grand désespoir des 10 personnes qui dormaient déjà dans le dortoir.

Réveil matin 6 heures, on se réveille comme des fleurs… ou pas ! Mais dehors, le ciel ne pourrait pas être plus clair. Les montagnes nous appellent.

IMGP7387

IMGP7393

IMGP7397

On arrive au pied des pistes, on snobe les skieurs avec leurs masques fluos et leurs combinaisons de frimeurs, nous, on a des crampons et des piolets (et aussi des guêtres, et un multi-couche de tshirts thermaux/pulls/polaires/anorak) et on entame notre ascension. On a trente centimètres de neige fraiche, et Erich mène la troupe, il nous creuse les marches dans la neige avec ses grands pieds, nous, on n’a plus qu’à suivre en mettant les pieds dans les trous. Ca nous prend quand même quatre heures d’arriver jusqu’au plateau, et on s’arrête tous les dix pas pour souffler et respirer car c’est bien bien raide ! 

DSC00574

 

DSC00666

DSC00578Ensuite, on doit encore marcher trois bons quarts d’heure sur le plateau, une énorme étendue neigeuse interminable (mais plate !) au sommet pour avoir enfin notre récompense : là, juste devant nos yeux, le Crater Lake ! Comme on a trop de la chance, il n’y a pas un poil de vent, ce qui nous permet de se régaler avec notre super traditionnel pique-nique : sandwich jambon/laitue/cottage cheese tartiné au sommet (ou presque) du plus haut volcan de l’île du Nord, s’il vous plait ! Avec en bonus, le partage d’une bière Summit au sommet !!!

IMGP7507IMGP7505IMGP7504IMGP7508

 

 

 

Et pour la redescente, au programme, glisse et luge sur les pentes du Ruapehu. Avec la neige fraîche, il n’y a qu’à revêtir le pantalon imperméable, prendre un gros sac poubelle et : ziiiiipp, ça glisse tout seul (ou presque, faut pousser un peu, ça colle la poudreuse !). On est comme quatre gosses à la neige, c’est chouette, c’est aussi drôle que le ski, mais ça coûte pas 120 dollars ! Avec en prime, un sublime coucher de soleil avec vue sur le Taranaki, lorsque les skieurs sont déjà tous redescendus (sauf un pauvre mec qui est resté coincé sur le télésiège, car les gens du télésiège ont oublié qu’il était dessus !).

DSC00604DSC00605

 DSC00651

 IMGP7534

 

 

 

 

 

 

 DSC00674

 

DSC00692

 

 

 

 

 

 

 

Nouveau petit souci technique : au moment de redescendre en voiture, celle-ci ne démarre plus. Elle a eu froid la cocotte. Il faut donc se faire remorquer en haut de la route, puis lacher la voiture en descente pour que celle-ci daigne démarrer. La récompense : un bon vin chaud et un bon burger au pub de National Park, petite bourgade d’environ deux maisons, deux pubs, et quinze backpackers !

IMGP7546IMGP7550

 

 

 

IMGP7547 IMGP7548

 

 

 

Le lendemain, nous, on a continué de croire Met Service, et on est parti avec notre nouveau chauffeur venu spécialement de Palmy, Callum, direction New Plymouth et le Taranaki. On a laissé Erich remonter tout seul au sommet les skis sur le dos. On a pris la Forgotten Highway (traduction : l’autoroute abandonnée, en effet, ça ressemble plutôt à une Gravel Road…) qui traverse l’île du Nord d’Est en Ouest. Les paysages sont magnifiques, on est au milieu du bush et on a la chance de voir : à droite, le Ruapehu, le Tongariro, le Ngauruhoe – à gauche, le Taranaki. Sublime !DSC09029

On arrive à New Plymouth, le temps se couvre. On monte quand même sur un rocher au bord de la mer, pour une balade annoncée “level : hard”. Ils se moquent de nous, on a grimpé la montagne hier nous ! Bon, en fait, on lutte quand même un peu, c’est plutôt de l’escalade ! On a une belle vue sur la côte et sur le volcan. Ensuite, on descend sur la plage, pour une traditionnelle jumping picture (qu’on réussit à prendre après une vingtaine d’essais et encore, elle est toute tordue).DSC00714

DSC00733

DSC00755

 DSC00764

 

 

 

 

 

DSC00730

 

 

 

 

 

 

On grimpe ensuite au refuge au beau milieu de la montagne. Il fait nuit mais demain, on aura une superbe vue. Manque de chance, le lendemain, il fait très très moche, vent, pluie, froid, et le Taranaki, ben, il est invisible. Alors on renonce à la rando, et on repart dare-dare sur la Surfing Highway (normalement, ya la mer à droite, et la montagne à gauche, mais là, non :-( ). On se console par une kiwi experience : on assite à un concours de chiens de moutons. Le but : le berger et son chien ont 10 minutes pour faire faire un parcours à trois moutons. Ce sont les meilleurs bergers de l’île du Nord qui concourent. Comme ça, ça parait facile, mais en fait non ! Un mouton, qu’est-ce que ça peut être con !

 

On rentre à Palmy rassasiées et heureuses : ce week-end, on a fait le rallye des volcans de l’île du Nord et on est grimpées au sommet du Ruapehu ! Youhouhou !

IMGP7502

 

 

 

 

 

 

C’était aussi le dernier week-end SoBouLu. Sophie rentre en France la semaine prochaine… snif…

IMGP7528

IMGP7518

IMGP7517DSC00548DSC09023

 

 

 

 

 

 

DSC00673DSC00672DSC00659

16 juillet 2009

Escapade à Castle Point

metQuand à Palmy, il pleut et quand nos amis de Met Service annoncent une météo pourrie, il faut chercher sur la carte des prévisions du week-end, le soleil caché derrière les nuages et les gouttes, croiser les doigts et foncer !

Et c’est comme ça qu’on se retrouve sur la côte est, au milieu de nul part, à Castle Point.

DSC00464

Avec ses falaises calcaires, ses formations sédimentaires, son phare et ses longues plages appréciées des surfeurs, c’est un petit coin de paradis. En hiver, il n’y a personne, mais il fait grand beau temps. On en profite donc pour monter à un point de vue magnifique sur la côte.

DSC00447DSC08954

DSC08962DSC08972

Le lendemain, bonne petite grass’mat avec vue sur la mer, car quand Met Service annonce “soleil caché derrière les nuage et les gouttes”, ben, les nuages et les gouttes, on n’a plus qu’à les constater. Mais c’est pas grave, on va voir une autre plage, avec des formations sédimentaires très bizarres, et je me dis qu’il faudrait quand même que j’ouvre un livre de géologie sur la Nouvelle-Zélande.

DSC00512

 

 

 

 

 

 

Et comme on ne peut pas repartir de Nouvelle-Zélande sans voir vu un Kiwi, l’oiseau qui ne vole pas, emblème de la Nouvelle-Zélande, dimanche après-midi, on va à Mont Bruce, un centre de conservation du bush néo-zélandais : plusieurs espèces d’oiseaux rares de Nouvelle-Zélande y sont présentées en semi-captivité, et le parc est débarassé de tout prédateurs (rats, opossums, chats sauvages).On y voit donc le Kokako, oiseau aux bajoues bleues, célèbre pour son chant “Ko-ka-ko”  et le kiwi. Le kiwi, nocturne, est présenté dans une pièce sombre et il faut adapter ses yeux pour bien le voir, mais quand on arrive, deux kiwis sont juste derrière la vitre, à se tourner autour ! Les photos sont interdites, mais nous, on trouve une astuce : avec un appareil photo, on allume une lumière rouge. Avec l’autre, on prend la photo ! Bon, c’est vrai, la photo n’est pas terrible mais c’est pour prouver, que oui, en Nouvelle-Zélande, j’ai vu un kiwi : c’est juste une petite boule de poil grise rampante à l’air un peu bébête (ben oui, c’est un peu con de s’appeler “oiseau” et de ne pas voler), mais c’est tout un symbole !

Le Kokako

Le Kokako

Un kiwi !

Un kiwi !

14 juillet 2009

Ruapehu, nous revoilà

Le vendredi après-midi à Palmy, on se prend toujours la grosse motivation pour organiser le week-end. Là, décision de dernière minute : “si on grimpait le Ruapehu ?”. On appelle le club alpin pour louer des crampons, on essaie d’organiser tant bien que mal une voiture avec conducteur et matériel, on fonce dans les magasins pour trouver du matos … et puis finalement on se décourage quand à 17h, il se met à pleuvoir des trombes d’eau : on réalise qu’on n’est pas prêts du tout ! Mais c’est pas grave, on décide de faire la fête le vendredi soir pour se consoler et de monter quand même à la montagne. On retourne dans notre hut préféré : le hut du club alpin de Massey.

On the road to Ruapehu...

On the road to Ruapehu...

 Samedi, on arrive, grand beau temps (et voilà, on vous l’avait bien dit que c’était le jour pour la grimper, cette bloody mountain…). On décide de garer la voiture de Thilo en bas (parce que la dernière fois, la fameuse voiture, elle avait pas trop aimé grimper la côte…), de charger nos sacs de toutes les provisions nécessaires et de grimper dans le bush sur un chemin : le Old Blyth Track. On pense ensuite longer la route jusqu’au hut. On part, le chemin est hyper boueux mais c’est rigolo. Forcément, je glisse sur un monticule de boue au bout de quelques pas ! Dès qu’on sort du bush, on a une vue stupéfiante sur le Ruapehu enneigé.

P1250006

La Team du week-end : Thilo, Delphine, Quentin, Marie et moi

P1240969DSC00429

Les lacs sont gelés, et on marche jusqu’à une belle cascade. Après 4h de balade tranquille, on arrive sur la route et là, un flot de voiture qui redescend du ski nous attend. On décide donc de faire du stop pour aller rechercher la voiture en bas. Ca n’a donc servi à rien de se porter toutes les provisions du week-end sur le dos, à part à muscler nos dos !

La voiture de Thilo galère, fume et crache, mais nous transporte jusqu’au hut où on passe de nouveau une très bonne soirée.

Le lendemain, au réveil, on ne voit plus la montagne : pluie, vent, froid… pas la peine de rester ! On redescend donc dans la plaine et on passe le reste de la journée au mur d’escalade intérieur. Ca me rappelle mes expériences d’escalade dans les Alpes. C’est super chouette, on se challenge sur les voies à faire et les couleurs à suivre, et on a quelques courbatures le lendemain !

P1250115

 

 

 

 

 

 

 

Alors, Quentin, l'escalade, une grande première ?

Alors, Quentin, l'escalade, une grande première ?

P1250004Décidemment, avec Marie, on est d’accord : le Tongariro National Park fait partie de notre TOP 3 de Nouvelle-Zélande : ces montagnes, on les aime !
Grosse frustration cependant : on a encore échoué pour grimper au sommet du Ruapehu. Mais… l’histoire n’est pas finie. Le meilleur reste à venir ! Affaire à suivre…

13 juillet 2009

Rugby à Welly !

Parce qu’un évènement comme ça, on ne pouvait pas le manquer, on est parti de Palmy samedi matin, direction Wellington, en “convoi exceptionnel” ! Une dizaine de français, deux danoises et un allemand raliés à notre cause, et un kiwi quand même, pour défendre les couleurs néo-zélandaises !
Armés de nos banderoles, de notre maquillage, de nos sifflets et de notre bonne humeur, on marche pendant une heure sur la grande avenue qui mène au stade : de nombreux français sont là, chantant, sautant, dansant.

DSC00365

Le peinturlurage d'une cabine France Telecom, échouée au milieu de Wellington !

Le peinturlurage d'une cabine France Telecom, échouée au milieu de Wellington !

Même si on fait tous un peu semblant de connaître les règles de rugby, et même si le match est un match ennuyeux, on garde la bonne humeur et on profite : c’est les All Blacks quand même ! On assiste à un duel très drôle entre un coq bleu-blanc-rouge laché sur le terrain, et un môsieur jaune fluo de la sécurité qui essaie d’attraper le coq : avez-vous déjà essayé de faire un plaquage à un coq ? c’est pas facile, croyez-moi ! Bon, j’avoue que sur la deuxième mi-temps, avec le vent et la pluie qui tombe à flots et transperse nos ponchos bleu-blanc-rouge, on ne fait plus trop les fiers.

A la chasse au coq bleu-blanc-rouge

A la chasse au coq bleu-blanc-rouge

aglagla et plocplocploc

aglagla et plocplocploc

Les fesses de Chabal, en vrai !

Les fesses de Chabal, en vrai !

DSC00360

On sort du stade trempés jusqu’aux os, on va se réfugier au backpacker pour se changer puis on finit à Burgel Fuel, où la mission, c’est de finir le méga burger qu’on a commandé. Hé bien, on se le jure : Burgel Fuel, plus jamais, ou bien le mini burger des enfants !

Le lendemain, après un petit déjeuner kiwi de rêve (pancakes/bananes/oeufs pochés/bacon/miam !), parce que Wellington, c’est quand même LA ville de Nouvelle-Zélande qui vaut le coup d’être visitée, on se balade le long du port et on fait les filles cultivées avec Marie : on va à au musée Tepapa, on rentre dans des maisons Maoris, on survole la carte de Nouvelle-Zélande illuminée sur le sol, on apprend tout sur la géologie et l’activité sismique de Nouvelle-Zélande (et on essaie donc de se remémorer nos cours de prépa mais c’est pas gagné, c’est loin tout ça !).

DSC00378DSC00370DSC00387

 DSC00411
La maison de réception Maorie

 

 

 

 

 

  

Un petit coucher de soleil plus tard, on rejoint les autres internationaux pour avoir un dernier dîner avec nos deux danoises préférées : Bye bye Danish girls, we will all miss you !

DSC00417

22 juin 2009

Les week-ends d’hiver à Palmy, c’est quand même chouette !

Après notre grande virée au Coromandel, le froid et la pluie nous ont obligés à rester à Palmy, et à profiter des joies de notre “home sweet home” ou plutôt “home cold home”

Alors, voilà, quand on est à Palmy le week-end, on a le temps de :

- Jouer les étudiants agros concernés/cultivés en allant à l’évènement de l’année à Palmerston North : l’alliance française organise la projection du film HOME de Yann Arthus Bertrand à la bibliothèque. On doit avouer, en bons français, on s’est aussi jetés sur les fromages/crackers/vins gracieusement offerts.

IMGP3834

Trois français déchainés !

- Faire la fête dans ma nouvelle coloc où on débarque régulièrement à 15 internationaux (pour le plus grand plaisir de mes collocs mâles kiwis) après un passage express au liquor store du coin de la rue – oui oui, celui où ya eu une fusillade/réglement de compte entre deux bonhommes des gangs quelques jours auparavant. (Non non, je ne suis plus à Chicago mais bel et bien en Nouvelle-Zélande).

 

- Se réveiller le matin et prendre des petits déjeuners-déjeuners au soleil : saucisses, bacon, oeufs, toasts, café, jus d’orange, thé, café, et des citronnades chaudes au miel puisque je viens de découvrir qu’il y avait un citronnier dans mon jardin (et aussi un mandarinier et un pamplemoussier, enfin des arbres à mandarines et pamplemousses quoi !).

- Monter en voiture pour voir LE site touristique de Palmerston North, la colline aux éoliennes. Sous les éoliennes de 70m de haut, on fait pas les malins. Assez d’éoliennes pour alimenter tout Palmy (ceci dit, pas besoin de beaucoup d’électricité quand on ne chauffe pas les maisons !). Le but, c’était de voir le coucher de soleil, mais nous, bien sûr, on arrive… après le coucher de soleil !

IMGP3856

HPIM6845

 

 

 

 

 

 

 

 

- Partir faire LA balade à faire dans les environs de Palmy, les gorges de Manawatu. Bon, pour ceux qui l’ont jamais faite et qui s’attendent à avoir des points de vue vertigineux sur la rivière, c’est raté, on est planqué dans le bush pendant cinq heures. Bon, on a quand même trouvé quelques points de vue sympa. Et on a pu voir les éoliennes de jour !
Et Marie a fait preuve de son génie du petit-matin (petit déjeuner de midi trente) pour résoudre le dilemne du jour. La balade, c’est une ligne droite de cinq heures, et compte-tenu de l’heure, on ne peut pas faire l’aller-retour. D’habitude, les gens organisés posent une voiture à un bout (voiture a), vont avec une voiture à l’autre bout (voiture b), font la balade, retrouvent la première voiture (a) puis vont chercher la deuxième voiture (b) (hmm, suis-je bien claire ?). Ben nous, le problème, c’est qu’on a qu’une voiture a … Mais alors, EUREKA, on décide d’embarquer Marie et son vélo/bolide avec qu’une seule pédale dans la voiture. Comme ça, hop, on pose le vélo à un bout, on va avec la voiture à l’autre bout… bon je vous la refais pas hein ? Ceci dit, pour les forts en calculs, départ de la balade à 14h et des brouettes, 5h de balade, hiver, oui oui, vous avez raison, on a fini la balade de nuit… et déjà que dans le bush la journée, il fait sombre, mais alors de nuit, il fait très très sombre !

P1240409

 P1240426

 

 

 

 

 

P1240372

 

 

 

 

 

 

DSC08916

 

 

 

 

 

 

P1240413

Jumping picture officielle du jour

 

 

 

 

 

 

 

 

P1240447

Ouf, il fait nuit mais on a fini !

 

 

 

 

 

 

 

 

Et un week-end plus tard, re-belotte, on prend le temps de :

IMGP3980

 

- Allez à la pizzeria à 17 personnes parce que plus on est de fous, plus on rit ! Refaire la fête chez moi autour de la table de ping-pong qui a un grand succès puis choisir entre les trois toujours mêmes bars dansants de Palmy pour bouger son corps sur toujours les mêmes chansons.

 

 

 

HPIM6883- Aller voir une course de chevaux à l’hippodrome de Palmy avec des badges VIP dégotés par Sophie : passer une heure à comprendre comment ça marche, ça veut dire quoi les panneaux avec les numéros des chevaux et les chiffres en dessous… Parier pour de faux pour s’entrainer et gagner puis parier pour de vrai pour essayer de gagner et … perdre ! User de nos plus beaux sourires pour demander à un gentil monsieur de nous rammener en ville, parce que l’hippodrome, il est complètement à l’extérieur de la ville : le monsieur, il dit qu’il a joué le figurant guerrier dans le seigneur des anneaux, whaou, on a rencontré une star !

 

HPIM6924- Finir enfin dans notre pub irlandais préféré, pour encourager tous ensemble l’équipe de France de Rugby. Oui, ça fait deux semaines que tout le monde ne parle que de ça, “alors les français, prêts à perdre ?” alors nous, on rameute toute la bande de Frenchies, quelques internationaux convertis à notre cause, quelques kiwis qui font semblant de ne pas nous connaitre et on chante la marseillaise au pub. On essaie d’apprendre les règles de base et quelques noms de joueur (mais à nos yeux, il n’y a que Chabal, le “cave man”, comme ils disent ici) et on réalise que… oui oui, le score dans le coin en haut à droite de l’écran, il dit que c’est nous qui gagnons !!  Les kiwis sont dépités, et nous, on est contents :-)

HPIM6932

Donc le lendemain, on prend des draps blancs, de la peinture, ma brosse à dents  et on prépare banderolles, drapeaux, lunettes aux couleurs de la France. Accessoirement, on dévalise le magasin “tout à 2 dollars” pour trouver maquillage, paillettes, ponchos bleu-blanc-rouge, trompettes… car la semaine prochaine…
Direction Wellington, pour un nouveau match ALL BLACKS vs FRANCE !!!

15 juin 2009

Coromandel Road Trip

 

Alors qu’en France, en mai, les jours fériés se succèdent, nous avons dû attendre ici le 1er juin pour enfin  avoir un jour férié. Pour l’anniversaire de la reine (on n’a toujours pas compris de quelle reine ou de quel couronnement c’était l’anniversaire mais bon…), nous sommes parties toutes les trois dans le Coromandel. Le Coromandel, c’est à l’Est d’Auckland. J’ai encore volé la carte du blog de Soso pour vous montrer :

Coromandel Road Trip , copyright Soso

Coromandel Road Trip , copyright Soso

Vendredi, pendant que Marie finit ses expériences sur son cheddar, avec Soso, on va faire les courses pour le week-end. Plus ça va, plus on est organisées ! Le menu concocté par Soso, est plein d’innovations : couscous minute, sandwich Camembert/Chutney, et pâtes au Pesto (le fameux Pesto coûte 10 dollars, mais on a mal lu l’étiquette. Finalement, on se rend compte qu’il  est périmé, donc on le ramène au supermarché en rentrant !).

Le soir, on monte jusqu’à Thames en voiture, et enfin, je découvre la Desert Road (qu’on avait jusqu’à présent emprunté que de nuit). Les volcans sont tout enneigés, c’est superbe mais ça caille sacrément.

On the Desert Road...

On the Desert Road...

Un petit coucher de soleil à Taupo et quelques heures de route plus tard, on arrive dans un backpacker où on cuisine notre poulet au champignon et guacamole. On est dans le Coromandel ! Yipee !

 

Sunset in Lake Taupo

Sunset in Lake Taupo

Le lendemain matin, nous commençons notre tour de la péninsule du Coromandel sous le soleil. A chaque virage, une nouvelle crique, un nouveau paysage. Le mélange bleu mer/vert des collines nous émerveille tout le week-end ! Petit Cappuccino au bord de l’eau puis nous arrivons à Coromandel Town, la ville touristique du Coromandel. On mange un fish&chips puisque le Coromandel est supposé être la région de Nouvelle-Zélande où on mange les meilleurs fish and chips. Résultat : le fish (ou les chips) me reste sur l’estomac toute la journée, merci le Citrate de Bétaïne qui a nouvellement fait son entrée dans la trousse de médicaments du week-end ! A Coromandel Town, on prend un petit train qui monte à travers le bush jusqu’à un point de vue sur le Coromandel, superbe.

Point de vue sur le Coromandel (la pluie arrive, tous aux abris !)

Point de vue sur le Coromandel (la pluie arrive, tous aux abris !)

 

 

 

 

 

 

 

 

Mais la pluie fait son apparition à 15h et c’est sous des trombes d’eau qu’on finit la journée avec une gravel road où on s’arrête pour deux petites balades :

-          Des chutes d’eau très belles sauf qu’on y trouve un groupe de touristes indiens hyper bruyants donc on n’entend pas le doux bruit de l’eau et on ne peut pas prendre de photos sans leurs têtes au premier plan

DSC00181

    

 

 

 

 

 

- Un chemin bordé de Kauri, l’arbre natif le plus gros de Nouvelle-Zélande. Impressionant !

 DSC00204

DSC00210

 

 

 

 

 

 

Puis nous retrouvons 2 Ina-Pgs pour une nuit dans un bungalow d’un camping au bord de l’eau. Du coup, dimanche matin, avec Soso, pendant que les dormeurs dorment, on va en pyjama sur la plage. Les mémés kiwis promènent leurs chiens et nous, on prend des photos :-)

IMGP6995

DSC00231

 

 

 

 

 

 

 

On repart ensuite visiter les petites plages isolées du Coromandel, on admire les maisons des vacances des riches Aucklandais. On fait LA promenade touristique du Coromandel, Cathedral Cove : c’est un trou dans la falaise et à marée basse, tu peux traverser par le trou pour aller de l’autre côté mais là, c’est pas marée basse !

IMGP7035

Prise d'otage d'une Montpellieraine par 4 agros Paris

Prise d'otage d'une Montpellieraine par 4 agros Paris

ina pdUn bon pique-nique et une séance photo laborieuse plus tard (halala, les INA…), on quitte le Coromandel (déjà ;-() pour rouler jusqu’à Hamilton où nous sommes censées dormir dans un backpacker. Mais c’était sans compter une invitation surprise : mon ancien colloc, Aedan, nous invite à dormir chez lui, tout prêt de Hamilton. Les parents d’Aedan sont des riches agriculteurs de Nouvelle-Zélande, ils ont aussi des fermes au Pérou et ils nous reçoivent comme des reines dans une maison digne d’un château. Le papa est écossais, il fait déguster à Sophie des très bons whiskeys. On nous sert du fromage, du vin (ha le bon riesling, hein Marie ?!), on discute avec cette famille géniale jusqu’à minuit et on dort chacune dans une chambre chauffée et confortable. Par tirage au sort, je gagne le lit King size, et je dors littéralement écrasée sous 2kg de couette ultra-moelleuse. Royal !

Lundi, dernier jour de ce long week-end, nous partons à Raglan, sur la côté Ouest. C’est un spot connu dans tout le pays pour le surf. Les plages sont longues et superbes, mais bon, pour mater les beaux surfeurs sur la plage la plus connue, c’est raté : pas moyen de trouver une place pour se garer. Ne pas arriver à se garer en NZ, c’est une première !

DSC00302DSC00319

 

 

 

 

 

 

On ne veut plus partir de cette région incroyable, où on emprunte une nouvelle Gravel road qui domine la mer, c’est vertigineux et sublime.

IMGP7070

IMGP7093On pousse jusqu’à de nouvelles chutes d’eau, les chutes du voile de la mariée puis on admire le coucher de soleil sur les collines de hobbits de l’île du Nord. Il est 17h, on a encore 5h de route pour rentrer à Palmy.IMGP7111.. Oups !

 

 

 

 

 

 

Ce week-end, on a presque fait toute l’île du Nord en 3 jours… avec pour seule musique les 5 albums du vieux mp3 de Marie puisqu’on a oublié les nôtres. Après plus de vingt heures de route avec les Dire Straits, Madonna, la Mano Negra et Simon & Garfunkel, on craaaaaaqueeee !!!

IMGP7126

Coucher de soleil, côte Ouest

Et petit bonus pour finir, l’instant “minuteur photo” :

IMGP6939

IMGP6940DSC00141

 

 

 

 

Le Best-of de ce long week-end en photo : http://picasaweb.google.fr/luluinnewzealand/BestOfCoromandel

28 mai 2009

Week-end à Rotorua : au pays des geysers, des Maoris et de la géothermie…

Tena koe ! (Bonjour Maori)

C’est vendredi à 16h que nous grimpons toutes les trois dans la voiture de Marie, direction Rotorua. Situé dans la région de Bay of Plenty, à 5h de route de Palmy, Rotorua est l’une des destinations touristiques de l’île du Nord, connue pour son activité géothermique intense : on y trouve en effet de nombreux geysers, lacs bouillonnants (et puants !), boues qui bouillent…

Vendredi soir, on s’arrête en chemin à Taupo, dans un backpacker où nous retrouvons les joies des road-trips de l’île du sud : apéro au guacamole, omelette champignons/fromage, petit dortoir cosy à trois filles…
Le lendemain, on s’arrête sur la route pour admirer les Huka Falls, des chutes d’eau au débit impressionnant puis nous allons à la zone thermale de Wai-O-Tapu. Marie et Sophie y sont déjà allées en février, elles prennent donc un café pendant que je visite le parc, plein de bassins bouillonnants, de vapeurs, de fumées, d’odeurs de souffre… On retrouve aussi plein d’autres frenchies : Delphine, qui bosse dans le même bureau que moi et avec qui je prends tous mes tea-times (une heure le lundi matin pour se raconter nos week-end, une demi-heure quand on est “pressées” !), Mickaël, Christophe et Marjorie, de l’ensaia Nancy. Un week-end 100% agro !

Huka Falls

Huka Falls

Champagne Pool, Wai-o-Tapu

Champagne Pool, Wai-o-Tapu

Lady Knox Geyser

Lady Knox Geyser

Wai-o-Tapu reserve
Sur la route, nous nous arrêtons ensuite pour grimper en haut de la Rainbow Mountain, où le point de vue sur les alentours  est superbe : on voit le lac Rotorua, les collines typiques de l’île du Nord… Mais qui c’est qui se fait piquer par une guêpe sur le pouce pendant le pique-nique ? C’est Lulu ! Aouch !
Arrivées à Rotorua, on part voir le coucher de soleil au bord des Blue Lake et Green Lake (qui ne sont pas vraiment bleus ou verts !). Au bord du lac, de nombreux pêcheurs kiwis sont là, et nous, on prend un bon cappucino au coin du feu.

Vue du haut de la Rainbow MountainDSC00110Green lake, à la tombée du jour

Le soir, nous décidons de nous immerger dans le monde Maori : nous assistons à un spectacle et repas Maori. Le spectacle est vraiment super, nous apprenons quelques mots et quelques traditions, et nous assistons à des danses Maori. Le fameux Haka (bien connu des fans de All Blacks), rituel interprété par les Maoris lors des cérémonies, est impressionant : ils tirent la langue, ouvrent grand les yeux, pour exprimer passion et force ! Nous dégustons le Hangi, plat à base de poulet et patates douces (Kumara) cuits dans un four creusé dans le sol : ça me fait penser au Bougna calédonien.
Le Hangi, plat traditionnel Maori

Le Hangi, plat traditionnel MaoriDanse Maori

Danse Maori

Danse Maori

Dimanche, on se réveille : il pleut des cordes… Deux jours de beau temps le week-end, c’est vraiment trop en demander à cette saison ! Mais comme on a eu une entrée “gratuite” dans une autre réserve thermale avec le spectacle Maori , on y va ! Ca s’appelle Hells Gate, les portes de l’enfer, et c’est exactement ça : ça fume, ça bout, ça crache, ça mouille !!!
Hells Gate

Hells Gate

IMGP6863Pour se réchauffer et se sécher, rien de tel qu’un bon ptit cappucino (again) à Rotorua. Puis on reprend la route direction Palmy. Mais pour ne pas faire la route d’une traite, nous nous arrêtons à Taupo pour une super baignade dans de l’eau chaude naturelle :  c’est un petit ruisseau brulant qui se jette dans une rivière froide. On y reste une heure… Royal !!
Un bain  très relaxant !

Un bain très relaxant !

Encore un super week-end dans l’une des régions les plus connues de Nouvelle-Zélande.
Le week-end prochain, c’est Queen’s Birthday (le seul jour férié du mois de mai, snif !) : direction le Coromandel, sur la côte Est de l’île du Nord.
Et en attendant … Kia Ora ! (qui veut dire “Be well” = “que tu vives !”en Maori)

14 mai 2009

Week-end à Napier

Pas decouragés par les prévisions météo annoncant de la pluie tout le week-end, nous sommes partis samedi à Napier, sur la côte est. Comme on n’est pas des lèves-tot (ca se saurait !), on part tranquillement, à 11h, dans la voiture de Thilo. Napier est reputée pour ses vins de la Hawkes Bay, pour ses plages, son soleil, ses hot pools. Ben nous, on va tout faire ! En arrivant, on grimpe donc sur une “colline” dominant la ville : 10 minutes de grimpette, c’est suffisant pour la journée ! Du haut, on a une belle vue sur la côte et sur les vignobles alentours…

IMGP6133

Vue sur Napier

IMGP6174et on décide de finir l’après-midi par une dégustation de vin local : les vendeuses sont hyper bavardes, elles nous tiennent la jambe pendant une heure et demie pour nous parler de leurs voyages en France, “haaa le pays de la gastronomie et des beaux batiments”… au moins, on ne culpabilise pas de ne rien acheter en partant, on les a rendues heureuses avec nos accents frenchies. Nous finissons la journée sur la plage de Napier, à se rouler dans les cailloux et à retomber en enfance, oui, nous sommes trois grandes gamines et nous assumons !

 Puis nous partons nous baigner dans les hot pools : ce sont des grandes piscines en pleine air, jacuzzi et bains bouillonnants sous les étoiles avec vue sur la lune qui se reflète dans la mer, c’est super !

Arrivés au backpacker, on tombe sur une bande de chiliens et d’argentins en pleine fiesta, c’est sympa mais bruyant ! Et puis le backpacker est plutôt crade et vieux mais bon, être en backpacker, ça nous rappelle nos aventures dans l’ile du sud et on dort comme des loutres ! Du coup, quand le réveil sonne a 7h du mat dimanche matin pour partir en balade, heureusement que je suis là pour motiver les troupes (si, si, c’est vrai !) et regarder par la fenêtre le soleil qui brille dehors (mais où est donc la pluie annoncée ?). Nous partons donc au Cape kidnappers où le plan, c’est de marcher sur la plage pendant deux heures, coincés entre la mer et les falaises.

IMGP6211

C'est parti, on va là-bas au bout !

IMGP6224

Le but, c'est de marcher entre la falaise et la mer, sans se faire tremper les pieds !

En fait, le lever à 7h du mat, c’était pas pour le plaisir, mais pour passer pendant la marée basse, parce que si tu fais pas attention, tu te retrouves fracassé contre un rocher, coincé par la marée montante ! D’ailleurs, la marée basse, on la trouve tous bien haute, on se demande si on ne s’est pas trompé,  l’eau de mer nous chatouille les pieds, les vagues nous trempent les chaussures ! Arrivés presque au bout, on ne peut plus passer. Pas de souci, on va attendre, on se pose pour le pique-nique, des bons sandwichs jambon/crudités/blue cheese … c’est Marie qui fournit le blue cheese puisqu’elle bosse dans le fromage ! On en profite, vu que le moindre petit morceau de blue cheese en magasin, c’est 6 euros ! Et on se prend notre premiere pluie de la journée, fallait bien que ca arrive ! Le cap est réputé pour sa colonie de fous de bassan, mais on n’en voit que deux, les autres sont déjà partis migrer ailleurs. On apprend par des gens passant par là, que la marée basse est à 12h30 et non pas à 11h comme on le croyait ! On comprend mieux pourquoi on la trouvait bien haute à l’aller ! Sauf qu’à 12h30, ya toujours de l’eau jusqu’au pied des falaises. Alors je fais ni une, ni deux, je saute dans l’eau avec mes chaussures, je veux le voir moi, ce cap ! Ca trempe les fesses mais on a eu bien raison, le paysage vaut vraiment le coup, c’est grandiose ! Sur le chemin du retour, on se prend notre deuxième saucée !

IMGP6314

Cape Kidnappers

IMGP6335

Les falaises imposantes sur le chemin du retour

 

IMGP6253
IMGP6343
La voilà, la pluie annoncée !

Le week-end se termine sur une dégustation de fromage dans la cheesery locale… Bon, quand on nous raconte que le Brie, c’est un delicieux fromage qui a un super goût, on ne veut pas faire les francaises blasées, mais on n’est pas convaincues… Je craque quand même pour un bon fromage, qui rappelle un peu l’epoisse ou le munster (mais alors de très très loin hein !).
Le soir, pour bien finir le week-end, je vais au théatre voir les etudiants de Massey jouer une piece de vampires “The vampire, Bride of the isles”. Quand on me demande à l’entracte si je comprends bien, je dis “euh, 50%”. Et j’apprends que même les kiwis n’en comprennent que 90%, c’est normal, la piece a été ecrite en 1820 ! Je suis rassurée !

Toutes les photos de ce super week-end : http://picasaweb.google.com/luluinnewzealand/WeekEndANapier910Mai2009

Quelques nouvelles de Palmy :
On doit déménager, car notre propriétaire s’est fait tuer à Bali (une sale histoire…). Depuis un mois, la situation était en suspens, on s’est retrouvé sans internet, téléphone, électricité (heureusement, on a pu gérer le problème de l’électricité). Avec Gen, on vient de trouver une nouvelle colloc super sympa : à deux pas de notre colloc actuelle, la maison est pleine de charme, on va vivre avec trois mecs qui ont l’air bien cool et un chat (un beau bleu russe). On déménage Stanley aussi, en espérant que les deux chats vont s’entendre et que Stanley ne va pas sans cesse revenir à l’ancienne colloc qui sera vide. C’est vraiment chouette de déménager avec Gen, du coup, c’est moins triste de devoir quitter la maison à laquelle je m’étais vraiment habituée. Maintenant on a besoin de gros bras pour déménager nos lits, bureaux, commodes, mais bon, on va trouver :-)
Mon ordi est réparé, j’ai un nouveau ventilo tout neuf, du coup, plus de vrombissement d’avion à l’intérieur ! Ca va aussi me permettre de remettre des accents à mes articles de blog !
Voilà, à Palmy, la vie suit son cours, j’ai fini de produire mes monostarche phosphate, maintenant je les analyse. J’étudie leurs propriétés rhéologiques : selon wikipédia, la rhéologie, c’est l’étude de la déformation et de l’écoulement de la matière sous l’effet d’une contrainte appliquée. Selon moi, ça se résume à mélanger de la farine et de l’eau, à chauffer le mélange et à le refroidir, et hop, par magie ça se transforme en un gel collant, visqueux, degueu… hmmm !

14 mai 2009

Volcanos, again

En ce premier week-end de mai, nous profitons de Marco, un allemand que l’on connait par Sophie et par le quizz du mercredi, pour retourner dans les volcans : au programme, départ le samedi pour le hut de Massey University. Un hut, c’est comme un refuge, chacun ammène son sac a dos, son sac de couchage, sa bouffe et on partage tout ! Même les sacs de couchage et couvertures, puisque certaines trouvent le moyen d’oublier leur duvet alors qu’ils annoncent un froid de canard (non non, c’est pas moi, c’est Marie, moi j’ai juste oublié mes lunettes de soleil, mon appareil photo, mon pyjama et ma gourde… bon, ca m’apprendra à faire mon sac a dos un quart d’heure avant de partir !).  Nous partons dans la voiture de Thilo, un allemand de Massey avec Yvan, un francais à Palmy depuis 7 ans. Pour accéder au hut, la route est raide et sinueuse, et la voiture de Thilo a un peu du mal (et Marie aussi, ha, le mal de voiture…), le moteur chauffe. On s’arrête deux fois pour faire respirer à la voiture l’air frais de montagne et lui faire cracher sa fumee, mais on arrive à temps pour le coucher de soleil : le Ruapehu est dégagé, il y a de la neige fraiche au sommet, c’est sublime. DSC06412Au loin, on apercoit le Taranaki. 

 

 

 

 

 

 

Le hut du Ruapehu

Le hut du Ruapehu

DSC03829

DSC06443

 

 

 

 

 

 

Petite soirée très sympa au coin du feu, chacun partage sa bouffe : nous, on a fait du guacamole, et on devait faire du chili con carne, mais on a eu la flemme. On déguste une super fondue savoyarde faite par un suisse avec les moyens du bord : edam, colby, tasty (trois fromages type cheddar sans gout), on est surpris, c’est plutôt réussi ! Au petit matin, il fait grand beau.

Vue sur le Taranaki

Vue sur le Taranaki

DSC06642

Mont Ruapehu enneigé

 

 

 

 

 

On hésite à partir à l’assaut du sommet, les crampons au pied, en suivant des habitués, mais finalement, on préfère rester sage et partir en rando avec une quinzaine de personnes : on va au Lac Surprise et la rando est super. Cascades, rochers, neige sur les sommets… et nos désormais légendaires sandwichs jambon/cream cheese/concombres/tomates pour le pique-nique.

DSC06783

Lac Surprise

DSC06749

 

 

 

 

 

DSC06814

DSC06704Bon, allez, la prochaine fois, promis, on chausse les crampons et on grimpe au sommet ! Parce que nos photos sont superbes (merci Yvan !), mais quand on a vu les photos prises par les autres du sommet du Ruapehu, on était un peu vertes quand même !

Plus de photos du week-end :

http://picasaweb.google.com/luluinnewzealand/WeekEndAuRuapehu#